Cher(e)s frères et sœurs,
Je m’appelle Dominique, j’ai 22 ans, et si je prends la parole aujourd’hui, c’est pour vous partager comment Dieu n’a jamais cessé d’être présent dans ma vie. Dans Esaïe 43:2, Dieu nous dit : « Si tu traverses les eaux je serai avec toi, et les fleuves, ils ne te submergeront pas.» Pendant longtemps, j’ai traversé ces eaux profondes seule, du moins, c’est ce que je croyais, jusqu’au jour où j’ai choisi de laisser Dieu entrer pleinement dans ma vie. C’est à ce moment-là que j’ai compris que je n’étais pas seule et que je ne l’avais jamais été.
Dès l’âge de 13 ans, j’ai commencé à ressentir quelque chose de plus grand que moi. Dans des moments de joie très simples, comme la réussite d’un examen à l’école ou d’une compétition de judo, je ne ressentais pas seulement de la fierté pour moi-même, mais aussi une grande gratitude, quelque chose de plus grand. À cette époque, je me disais chrétienne surtout par tradition familiale. Mais peu à peu, j’ai construit une véritable relation avec le Seigneur. J’ai commencé à prier le soir pour le remercier de ma journée, puis le matin en me levant. Avec le temps, ces moments d’échange avec Dieu se sont multipliés à différents moments de la journée et pour différentes raisons. J’ai alors commencé à Lui confier mes peurs et mes angoisses, puis j’ai appris à Lui confier mes rêves.
J’aimerais remercier ma petite sœur Audrey, car je crois sincèrement que le Seigneur l’a utilisée pour que je puisse entendre Son appel. J’avais perdu l’habitude d’aller à l’Église, et c’est en la voyant s’y rendre régulièrement l’ année dernière, que j’ai recommencé à y aller d’abord certains dimanches, puis de manière plus assidue. Ce chemin, fait de petits pas, a renforcé ma relation avec Lui. Mais je pense que l’appel décisif qui m’a mené à choisir de vivre en Christ, a eu lieu cet été 2025.
En juin, je suis partie vivre seule en Belgique afin d’effectuer un stage de trois mois dans le cadre de mes études. Ce qui devait être une étape excitante a aussi été une période d’insécurité, de stress et ne pas être seule loin de ma famille n’a pas facilité les choses. Mon premier soir à Bruxelles, en entrant dans l’appartement pour la première fois, je sentais que quelque chose n’allait pas, sans pouvoir expliquer quoi. Vers 20 heures, des cafards et d’autres types d’insectes sont apparus de nul part : une scène terrifiante. Et pourtant, à cet instant précis, j’ai ressenti une présence silencieuse, comme une voix intérieure qui me disait : Je suis là. Tu n’es pas seule. J’ai alors mis des louanges, et ce simple geste m’a donné la force d’affronter cette soirée éprouvante. Je n’ai pas dormi dans cet appartement et j’ai déménagé chez ma cousine le soir même. Cet événement, ainsi que ces trois mois passés à Bruxelles, m’ont permis de comprendre que Dieu m’appelait à me rapprocher encore plus de Lui. Aujourd’hui, je vois clairement ce que Dieu a transformé dans ma vie : je n’ai plus peur et je ressens une paix que je ne saurais expliquer avec des mots, une paix qui se vit. Une paix qui ne supprime pas les épreuves, mais qui m’accompagne dans celles-ci.
Si aujourd’hui je me prépare à recevoir ma première communion et à la confirmation, c’est parce qu’aujourd’hui je sais que vivre en Christ est la plus belle chose que je puisse avoir et qu’Il donne un sens à ma vie. Je choisis d’avancer portée par l’espérance, la foi et l’amour. D’ailleurs, je crois que Dieu m’utilise aujourd’hui pour toucher au moins une personne, que ce soit vous, ou quelqu’un à qui vous parlerez de mon histoire. De tout mon cœur, je vous souhaite de laisser le Seigneur entrer dans vos vies, comme Il est entré dans la mienne. C’est donc avec humilité que je témoigne, convaincue comme le disait le pape Paul VI, que : « L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins. »
Enfin, je terminerai par souligner ceci. En début, je vous disais que si je prends la parole aujourd’hui, c’est pour vous partager comment Dieu n’a jamais cessé d’être présent dans ma vie. En réalité, je peux même dire avec certitude qu’Il a toujours été là. Je m’appelle Dominique, et mon prénom signifie « qui appartient au Seigneur ». Longtemps, j’ai porté ce nom sans en mesurer toute la portée. Aujourd’hui, je choisis de Lui appartenir pleinement et de marcher avec Lui.