Je n’ai ni l’intention, ni surtout la prétention de faire une analyse avec critique positive, de l’intervention du Professeur Aurélien BARRAU, relative à « l’après confinement » mais simplement de témoigner de  mes impressions.

 J’ai pu noter que ce Professeur a beaucoup insisté sur la peur : peur que tout s’effondre, peur d’un retour à la normale qui donnerait l’illusion que tout est passé mais peur surtout que rien ne change !

 J’ai trouvé ensuite intéressant qu’il nous interpelle, à différents niveaux de notre société (social, économique, écologique, juridique, ethnique, humanitaire etc.) pour nous amener, en quelque sorte, à nous poser la question de savoir “quel monde nous voulons pour demain ?”.

  Pour ce faire il n’hésite pas, après avoir rappelé que ce que nous imaginions impossible, à savoir que des millions de personnes, notamment en France, accepteraient d’être confinées chez elles (c’est-à-dire de voir leur droit fondamental d’aller et venir librement être remis en cause), s’est réalisé, à poser des questions, sur le mode «est-ce cela que nous voulons ? » OUI ou NON ?

 Je m’attarderai uniquement au domaine écologique, dans sa dimension économique, qui lui tient particulièrement à cœur et pour lequel je me sens également très concernée.

 Aussi, après avoir ainsi posé la question « est-ce que l’on souhaite continuer vers l’extinction massive de la vie sur terre » ? OUI ou NON, le Professeur BARRAU n’hésite pas à affirmer que nous sommes en train de « bousiller notre capital » de départ, c’est-à-dire l’environnement dans lequel nous avons la possibilité de vivre, pour le transformer en quelque chose qui n’a aucune valeur, et ajoute ensuite « c’est une décroissance de sabrer son capital de départ pour le transformer en quelque chose qui a beaucoup moins de valeur ».

 Il insiste ensuite sur le fait que « si dans 10 ans on regrette d’avoir dépassé les émissions de CO2 supportables par notre environnement, on ne pourra rien faire » et rappelle, avec un certain bon sens, que  « nous existons encore et que nous avons un pouvoir d’action considérable sur l’organisation de notre société, que ça ne dépend que de nous ».

 Enfin, tout au long de son « plaidoyer » pour un monde meilleur, il rappelle la nécessité d’être humble, honnête et cohérent… valeurs auxquelles j’adhère totalement… et pourtant, pour moi il manque quelque chose d’essentiel.

 Comment en effet, d’une part imaginer que l’Homme pourra agir de façon efficace pour le bien de la planète et de l’ensemble de ses habitants, sans Dieu, et d’autre part faire abstraction de l’existence du Mal ?

 Clairement, Dieu est totalement absent de cette analyse à la fois intéressante et ambitieuse, dans le bon sens du terme.
Denise