Que dire de moi-même ?
D’abord que je suis très heureux de ce qui m’arrive. À bien des égards…
Heureux de revenir à Paris. Nantes m’est très chère. C’est la ville de mon enfance. De mes études. De ces 9 dernières années passionnantes au service de Sainte-Madeleine. Mais Paris est mon diocèse, j’y reste profondément attaché.
Heureux à l’idée d’accéder au titre de vicaire de l’Esprit Saint ! Lorsque le P. Dominique Catta, au nom de Mgr Ulrich, m’a parlé du Saint Esprit, je l’ai imaginé me faisant un petit clin d’œil et j’ai souri. De fait, je l’aime beaucoup mais pas encore assez. Ce sera une de vos missions que de m’aider à m’ouvrir davantage à son être, sa présence.
Enfin, très heureux de venir prier, servir avec vous, parmi vous, avec les pères Arnaud, Christophe et Selvan. Je reste très impressionné par la vitalité et la profondeur des propositions qui colorent votre vie paroissiale. Je pense qu’on pourra bien s’entendre !
Cela dit, vous découvrirez vite que je suis assez original. Un peu artiste. Un peu musicien. Très sensible aux autres domaines de l’Art. Curieux de discuter, notamment avec les personnes qui ne sont pas du tout du « sérail », qu’elles soient athées, agnostiques, d’une autre confession chrétienne ou religion. Ces échanges ouvrent tellement mon regard sur le monde, l’humanité, Dieu… En 2013 j’avais été surpris et interpellé lorsque le pape François avait expliqué aux évêques d’Amérique du Sud : “Oui Dieu nous appelle aux périphéries… parce qu’il nous y attend” ! Aujourd’hui, je le vérifie régulièrement et ça me fait du bien.
Mais le pape Léon me titille aussi. Sans me faire prier, je redis facilement ses mots : “Je suis convaincu que le choix prioritaire en faveur des pauvres engendre un renouveau extraordinaire, tant dans l’Église que dans la société, lorsque nous sommes capables de nous libérer de l’autoréférentialité et que nous parvenons à écouter leur cri” (Dilexi Te n°7). Encore un point sur lequel vous pourrez m’aider à grandir.
Enfin, vous savez que pour faire un beau tableau il faut ne faut pas oublier le contraste. Mes qualités, mes désirs, si beaux soient-ils, n’effacent pas tout le reste. Vous le constaterez. Beaucoup pourraient vous dire que je suis parfois bien « casse-pieds » ou « enquiquineur » pour rester poli. Là aussi, il faudra m’aider… Mais n’ayez pas peur : la correction fraternelle ne m’a jamais fait de mal.
Bref, retenez que je suis très heureux de venir chez vous. Et que je compte beaucoup sur vous !
Bon été à chacun et à bientôt,
P. Xavier+
PS. J’ai quand même une angoisse : vos admirables prêtres vous ont habitués à des homélies parfaitement rédigées et mises par écrit. Je doute de pouvoir y arriver. D’avance miséricorde !